Béant sur un autre
ordre
L’humain est béant sur un ordre qui n’est
pas celui des évidences quotidiennes qui règnent en superficie. Là, les
euphories vont au maximum d’être, d’avoir et de paraître. En profondeur, par
contre, s’ouvre l’infini ordre de la
béance. Ici d’autres ‘valeurs’ ont
cours. Le non-être, le non-avoir, le non-paraître. Cet ordre de la béance
n’est pas immédiatement accessible. Pour s’y retrouver quelque peu, il faut
quelque chose comme une ‘conversion’ préalable. C’est alors que, derrière un
‘vide’ infini, s’appréhende, en creux, quasi par la négative, une infinie
plénitude.
L’humain authentique est ailleurs, plus loin et plus profond que les faciles superficies dans lesquelles nous risquons sans cesse de le cantonner. L’ordre du ‘même’ n’épuise certainement pas, et de loin, la totalité. Il y a un autre ordre. Celui-ci n’est pas une abstraction. On y
accède par expérience. Une AUTRE expérience.
