‘Définir’ l'esprit ?
Il se cherche si étrangement ‘hors de’ la matière et de l’espace-temps ? Plus on essaye de le dé-finir, d’en faire le tour, de le ‘saisir’, de le comprendre, plus il se retire. Comme s’il ne devait rester que la pauvreté d’une absolue nudité.

Comment ‘définir’ cet esprit qui se cherche si étrangement ‘hors de’ la matière et de l’espace-temps ? Plus on essaye de le dé-finir, d’en faire le tour, de le ‘saisir’, de le comprendre, plus il se retire. Comme s’il ne devait rester que la pauvreté d’une absolue nudité.
L’esprit ne se ‘définit’ pas. N’est jamais définissable que le ‘ce que’ d’une essence substantielle. Mais le ‘ce que’ de l’esprit demeure évanescent. Il reste le ‘que’ béant de l’acte de son surgissement.
Je ne peux pas saisir l’esprit. C’est lui qui, déjà, me saisit. C’est lui qui me définit. C’est lui qui ‘englobe’ mes possibilités intellectuelles. Celles-ci ne sauraient donc pas l’englober à leur tour.
L’esprit ne serait-il donc que fantomatique illusion ? Certes non. Car l’esprit s’appréhende. Je fais en permanence l’expérience pertinente de sa présence et de sa réalité. Je ne peux pas dire ce qu’il. Je ne peux pas dire qu’il n’est pas ! Il appelle une intelligibilité de l’ouvert.
L’esprit est béance et ne peut être appréhendé qu’en béance. Je peux pourtant m’en faire une certaine ‘idée’. Une idée ‘négative’ seulement. Une ‘idée-à-travers-un-vide’. Une ‘idée-à-la-limite’.

Que
L'esprit ne se 'définit' pas. N'est jamais définissable que le 'ce que' d'une essence substantielle. Mais le 'CE QUE' de l'esprit demeure évanescent. Il ne reste jamais qu'un 'QUE'