Clôture de la ‘Cité de l’homme’


La courbure anthropocentrique du possible de l’homme commence d’emblée par la courbure du possible de l’homme sur l’homme. La liberté des fils dans la ‘Cité de Dieu’ ramenée à la ‘raison’ de la ‘cité de l’homme’. Sous les signes de la Souveraineté, du Pouvoir, de l’Etat, de l’Autorité, du Droit, de la Loi... Avec la gigantesque question sous-jacente: comment fonder ces Majuscules en l’absence d’un fondement absolu ?

Désormais se justifie la possibilité d’un Etat athée. Sous couvert de ‘religion naturelle’. Refus du fondement révélé tout en continuant de s’appuyer théoriquement et abstraitement sur ce fondement !

Glissement de la ‘lex aeterna’ divine vers la
loi naturelle et le droit naturel. Pour finir quasi fatalement dans la Force et l’Utile. Une fin transcendante ordonnait les moyens et n’importe quoi ne pouvait devenir ‘ordre’. Un désordre, même ‘établi’, restait un désordre. Désormais les lois humaines ne sont plus fondées objectivement dans l’objectivité de la Loi. Leur objectivité reste à fonder. A partir des faits ! Les effets, loin d’être portés par leur cause, se suffisent en autonomie. Les moyens se justifient eux-mêmes. Il suffit qu’ils réussissent par force ou par utilitarisme pour devenir à eux-mêmes leur propre fin.