Des réservoirs non vides
Le système de l'outil exponentiel ne peut fonctionner qu'avec des réservoirs pleins. C'est dans la logique systémique. L'accumulation capitalistique est donc le ressort fondamental du système. Il s'agit du `capital' à tous les sens du mot, comprenant le capital `infrastructure', le capital `financier' et le capital `information', ce dernier prenant une place de plus en plus importante. A possibilité économique égale, la différence entre `capitalisme' et `socialisme' n'est pas d'essence mais de simple modalité, puisqu'il ne saurait exister de socialisme sans capital. Dans son mode libéral, le capitalisme procède par accumulation privée alors que cette accumulation est socialisée dans le mode dit socialiste.
Quelle que soit la dénomination sous laquelle elle fonctionne, il n'y a jamais qu'une seule façon de procéder à l'accumulation capitalistique. C'est fondamentalement le travail.

Depuis la révolution du Néolithique le système d'outilité a fonctionné dans l’équilibre d’une homéostasie. Il s’est simplement complexifié.
Ce sont les révolutions industrielles qui le livrent à l’exponentialité galopante du ‘progrès’. La croissance du système est impérative. Son arrêt ne signifie pas équilibre mais désorganisation,
mort.
Cette croissance exponentielle induit l’idéologie du ‘progressisme’.