Une clé pour l’histoire


L’histoire n’est encore qu’une quelconque facticité insignifiante, avant qu’un
acte de signifier lui donne sens et l’assume dans un projet de signification. C’est l’acte dialectique qui ouvre l’histoire et lui confère sa dynamique.

L’homme n’arrivera sans doute jamais à la compréhension totale de l’histoire. Il y a pourtant une
clé ouvrant à son intelligence. Non pas une structure qui fige. Mais une clé qui ouvre. Non pas une réponse constructrice de système. Mais une question qui engage la pensée sur le chemin infini de la réflexion. Non pas un schéma prétendant à la maîtrise de la totalité diachronique à partir d’une structure synchronique de l’histoire. Mais un schème de l’actualité du maintenant décisif de la décision historique.


 


Dévoiler le sens de l’histoire ne peut être que tâche de devin manipulant des osselets ou fouillant les entrailles de l’histoire pour se découvrir une maîtrise de la diachronie. Que ces osselets ou ces entrailles soient des faits ou des abstractions, peu importe. Ce ne peut être que tâche de prophète ouvrant, pro-phaïn, un espace lumineux en avant et dévoilant un trans possible dans le maintenant de la décision.